L’ivrogne du bus
Assis dans le bus, après une longue journée de travail, je lisais comme d’habitude sans prêter attention aux gens autour de moi. Il y avait bien une inhabituelle odeur d’alcool. Mais dans le bus à l’heure de pointe, il y a toujours des odeurs inhabituelles. Je n’en fis donc aucun cas. . Éternuements! . L’homme en haillon assis derrière moi crachait ses poumons, victime d’une crise d’allergie. L’odeur de l’alcool se fit plus présente. En me retournant, je le vis ranger un une bouteille d...
L'ivrogne qui ne buvait plus
Dans la nuit profonde et obscure je distingue une silhouette au loin l’air hésitant. D’un pas titubant un jeune homme s’approche en me demandant : dis t’aurais pas une clop’ste plaît..hic.. ? Gratifiée d’un beau rot avant d’avoir pu répondre, me voici entrainée dans un long monologue interminable sur toutes les misères qui se sont acharnées sur lui qui n’avait rien demandé, scandant l’injustice du monde qui nous entoure avec véhémence et sans discontinuté armé d’une haleine à faire fuir ...
Je te maudis...
Je te maudis. De m’avoir piégé dans tes filets si doux en apparence. Tu tisses autour des hommes des fils d’or et de dentelle, tu les aveugles, puis tu les emprisonnes, sans pitié, sans vergogne. Je t’entends ricaner, de mes larmes, de mes souffrances, de ma naïveté dont tu t’es servie si lâchement pour m’attirer vers toi. En cette journée printanière, les oiseaux ne chantent plus, les fleurs n’embaument plus et le soleil s’éclipse. Quelle ironie ! Faut-il que de tes épines naissent les plus bel...
Le chocolat
D’abord, il y a l’emballage... Les tablettes sont assez sobres, mais tout de même évocatrices du contenant, papier glacé, couleurs chaudes et soignées. Les plus sophistiquées sont en carton mince, et toutes exposent en gros plan les délices que l’on trouvera à l’intérieur, orange tranchée où perle un jus brillant, noisettes si joliment dodues, framboises poudrées, feuille de menthe si fraîche qu’elle agace les dents rien qu’en la regardant...Ouvrir, c’est assez facile ! L’index glisse à l’en...
Cruelle blague
L'homme, en sueur, courait dans aucune direction particulière. Il courait, pour s'éloigner du danger... N'allait-il pas tout simplement dans le mur ? Ses pieds volaient au-dessus des peaux de bananes alors que ses poursuivants tombaient les uns après les autres. Mais un chat noir amateur de ce fruit jaune était droit sur le trajet de notre pauvre fugitif qui s'étala par terre, amorti par les peaux écrasées. Fort heureusement, une langue de belle-mère était sous son nez. Il s'en saisit, se retou...
Assassin :
Vous me prenez pour un fou ? Pour un homme sans morale ? Je vais me présenter en quelques mots. Quelques phrases piochée dans les mémoires de mon art. N’ayez crainte mes amis. Restez juste la a écouter. Si vous savez ce que tuer un homme ou une femme, même un enfant peut avoir d’excitant, c’est que vous êtes un grand malade. Certes il y’a les criminels, les asociaux, les psychopathes. Mais vous trouverez dans la métier une race d’individu capable d’aimer de serrer dans leurs bras l’amour de leur...
Une femme surprenante
Les propos de cette femme ne reflètent en aucun cas la pensée de l'auteur. Ceci est une fiction, pour peu que cela ne soit jamais arrivé à quelqu'un, car ici est la limite entre l'écrit et le vécu. Je pensais qu'avant de crever, j'aurais le temps de raconter cette histoire à mes enfants, un ami, ou que j'aurai eu le temps de le confesser au père Antoine... Je n'ai pas le choix, ce n'est pas vraiment ce que j'imaginais en me sortant de cette galère, mais je n'ai plus le choix. C'est à vous qu...
Côté jardin,
- Si vous avez besoin de quelque chose vous pouvez appeler - Merci madame - Votre voisin, Paul, vous expliquera quelques règles de la maison, n'est-ce pas ? - Bien sûr - Je vous laisse - Merci madame.( un temps ) Je m'appelle Georges. -( deuxième jour ) Je vois que vous êtes du côté de la fenêtre ? - C'est exact. - Vous avez de la chance. - Oui - Vous pouvez voir dehors - En effet - ( troisième jour ) Pourriez-vous me dire ce qui se passe ? Paul se redresse sur son lit, s'assied et regarde par...
Trente ans et toutes mes dents.
30 ans et toutes mes dents. J’aurai 30 ans dans 4 mois, la belle affaire me direz –vous !!! C’est pas vieux 30 ans, c’est le plus bel âge il paraît, l’âge de la maturité, l’âge où l’on se marie et où l’on fait des enfants, où l’on a un boulot stable bref où les choses deviennent vraiment sérieuses. Sauf que moi et ben j’ai un peu de retard voyez-vous car j’ose le dire je n’ai pas envie de tout ça pour l’instant. On dit souvent qu’à 30 ans les femmes sont déjà très matures, déjà le terme « f...
Lettre d'amour
Pégase Impasse des pâtissiers 34500 Béziers Mon Amour Pour une fois, je ne vais pas t’écrire un poème, ce que j’ai à te dire est trop intense dans mon esprit, alors je vais simplement dérouler le fil de mon âme. Tu es mon amour depuis si longtemps. Sans cesse je pense à toi. Je te parle dans mes rêves les plus secrets. J’ai le souvenir de mes doigts se promenant sur ton corps suivant son contour avec envie et convoitise. Je revois les lèvres posées sur toi, je joue de ma langue sur ta peau....
Un dimanche
Doucement il s'éveilla, elle dormait encore. Il l'a regarda d'un air attendri. Il posa un baiser sur son front. Un leger ronronement se fit entendre... Il se leva, passa une tenue légère, ouvrit la lourde porte d'entrée en prenant soin de ne pas faire un bruit. Il descendit les marches d'un pas léger, un étage, puis deux... Il pris a droite en sortant de l'immeuble... la rue était comme suspendu dans le temps, immobile. Il parcouru une centaine de metres pris a droite, puis une cinquantaine...
Amour d'orage
C’était un soir, un soir d’été, un de ces soirs d’août très lourd, et toute la journée s’étaient accumulés de gros nuages noirs qui bloqués à l’horizon menaçaient d’éclater à tous moments. Une jeune femme marchait le long d’un petit chemin de campagne, seule vêtue d’un corsage pratiquement transparent et d’une jupe petite jupe de coton imprimé ; à son épaule pendait un sac de cuir noir contenant toute sa vie. Tout à coup, le ciel se zébra et un très fort tonnerre emplit toute la campagne d’...
Sans L
Il n’avait pas vraiment eu une vie géniale, c’est le moins que l’on puisse dire d’une enfance classique sans problèmes notables, d’une famille de la classe moyenne sans souci d’argent certes mais sans luxe non plus, d’études achevées sans la moindre distinction dans la moyenne toujours, d’un boulot anodin, sans aucun intérêt et finalement d’une vie sentimentale réduite à sa plus simple expression. La tour Eiffel était resplendissante dans sa majesté habituelle… Et puis il l’avait renc...
Ode au baiser
Quelques millimètres. Un infime espace. Je retarde le moment ultime, savourant cet instant où le temps semble suspendre son vol. Les odeurs s’entremêlent. Je m’enivre, m’essouffle et m’exalte. Douce volupté, tu viens trouver ton repos sur ces lèvres, hâtant mon ivresse, embrasant mes sens pour que, par ta loi, nos souffles viennent à s’enlacer. Toi, que la création a voulu muet, sous ton alcôve siègent aveux et prières, promesse d’un bonheur divin, gracieusement accordé aux simples mortels que n...
La vie dissolue de symphonie
Pour résumer, je suis la cousine germaine de Bridget Jones!! la même sans la culotte gaine anti amour!!!! L'amour et moi c'est comme un meccano géant sans mode d'emploi, j'embrique des cubes avec des triangles, ou des ronds avec des carrés, forcèment ça le fait pas!!!! Bref ma vie amoureuse est une catastrophe et pourtant! pourtant comme elle est riche en émotions, en rencontres, en vibrations du coeur. Je passerai rapidement sur une enfance heureuse, une adolescence "vilain petit canard" ou ...
Journal d'un somnambule schizophrène ou la mauvaise nouvelle.
Vendredi, premier décembre 2006. Ils étaient là. Qui sont-ils? Peu vous importe. Demandez moi plutôt où ils se trouvent. Et je vous répondrai qu'ils sont dans mon subconscient, comme tout ce qui va suivre. Bel et bien là. Comment sont-ils arriver jusque là penserez vous alors. La question se pose, et s'oppose à mon refus d'obtempérer. Mais il faut bien commencer. Ils étaient là car, simplement, ils en avaient fait le choix. Tous les deux là. Intrigue amoureuse? Non. Policière? Pas plus....
You lost yourself
Le tueur entra dans la maison. Il se dirigea dans la cuisine et se servit un verre de lait. Il le bu. L’horloge en bois annonçait 0h10. Après avoir fini de se désaltérer, il monta les marches de l’escalier. Il entra dans la chambre des enfants, les tua. Il prit soin de ne pas se salir les mains ni son nouveau pantalon acheté par sa mère. Avec toute autant de précaution, il ôta la vie des parents qui se trouvait dans la chambre à côté. Il sortit de la maison et alla se coucher chez lui. Il dormit...
Paix à son âme
Déjà trois nuits et deux jours que je n’ai pas trouvé la paix, trois nuits que je n’ai pas fermé l’œil car je ne peux m’empêcher de penser à lui : mon frère. Quelle tragédie pour cet aîné qui était mon idole ! après les larmes que me restera t-il ? Rien, si non les souvenirs. Souvenirs… souvenirs…cela me rappelle une chanson, mais de qui ? ma mémoire est assez trouble pour que je me le rappelle.Partir pour l’Europe n’est pas si facile mais c’est devenu le rêve de tout enfant Africain la meilleur...
Monsieur Daby
- Aujourd'hui, j'ai fait du calcul, j'ai écrit une rédaction et puis, j'ai joué dehors avec les autres. On a joué à Pac-Man : tu te mets sur un point et puis tu suis les lignes; tu dois éviter que les autres t'attrapent, raconta Nicolas. Nicolas venait d'avoir tout juste 8 ans, des cheveux blonds bouclés, des yeux bleus, il était le petit garçon gentil que tout le monde adorait... - Tu as donc passé une bonne journée ? demanda Monsieur Daby. - Oui, je me suis bien amusé, répondit Nicolas. Ni...
Carnet de bord 303
[b Fais de ta vie un rêve, et de ton rêve une réalité. [/b]
[u][b]Carnet de bord 303[/b][/u]
[font=Arial] Telle une luciole, attirée par la douce lumière du soleil, j’entrepris le grand vol d’Icare qui j’espère m’amènera dans un autre monde. Seul aux commandes de mon avion, je planais au dessus de la campagne flamande et de ses nuages moutonnés. Mon vol s’annonçait paisible ; un aller-retour de Bondues au cap Gris-Nez. Je distingue au loin les monts des Cat...
Accident
Ce jour-là, mon réveil à la vie normale me réclama beaucoup d’efforts. Mes yeux étaient éblouis par la trop claire lumière du jour. Mon corps était comme alourdi. J’avais froid. J’ai alors rabattu la couverture jusqu’en haut de mes épaules, sa texture et son odeur m’étaient inconnus. J’étirai av...
Chroniques de la pitié - ou comment attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde
Chroniques de la pitié Ou comment attirer sur soi la compassion d’autrui, quand on a une vie de merde. -----I----- J’étais destiné à devenir un grand écrivain, un grand poète ou un grand artiste. En effet, le talent était au rendez-vous et paraissait bien prometteur ; l’ambition, elle, ne manquait pas ; les idées coulaient à profusion ; ma situation me permettait d’entretenir de vifs espoirs, car venant d’une famille modeste, je n’avais à me plaindre d’aucun manque. Aujour...
Le pêcheur de fortune
Piedra Maria, comme l’appelaient les gitans, a la taille haute et le cou étiré. Elle a dû passer par maintes alternatives d’exaltations et d’abattements. Malgré les bouleversements du temps, elle a su préserver sa jeunesse, sa consistance, sa beauté… Et elle en tire une fierté. En cette fin d’après-midi, il est venu se rechercher auprès d’elle. S’il y avait où investir en loisirs, il aurait pu se faire désirer un peu. Mais où pourrait-il bien partir? La ville ayant perdu de ses charmes, il retro...
Toi, elle et moi
Je ne lui en veux pas. C’est pour cela que je l’ai tuée. Ils ne comprendront pas, bien sûr, quand ils nous trouveront toutes les deux allongées côte à côte, nos deux sangs du même rouge mêlés sur le sol de votre chambre. Cette chambre qui aurait dû être la nôtre. Mais tu n’as pas voulu, alors je l’ai tuée. Et tu nous trouveras là, toutes les deux, quand tu rentreras, moi si brune et elle si blonde, les mêmes pourtant, nos cheveux unis dans l’or et l’ébène, ma main tenant la sienne, la serrant à ...
Vendredi 21 avril, il pleut des étoiles…
Vendredi 21 avril, il pleut des étoiles… Il pleut. Des gouttes froides qui tombent du ciel. S’écrasent sur le monde. Les gens courent. Ils se perdent. Les parapluies noirs s’envolent comme de grands corbeaux morts. Derrière une fenêtre, une vielle femme regardait le ciel. Un sourire au coin des lèvres. Le monde tournait sur lui-même. Ruisselant et visqueux. Et moi je marche. Entre les flaques. Dans les flaques. Et je m’en fous. Je m’en fous de la pluie qui glisse sur ma joue et de toute cette me...
Le petit reporter et le secret des sources de salomon première partie
Par une nuit de pleine lune les quais insalubres abritaient milles crapules , sur le ponton 17 un cargo déchargeait ses caisses de coton avec quelques heures d'avance. le navire de partance revenait d' une expédition sur les terres arides ,où seuls quelques intrépides avaient rencontrer un Viel infirme détenteur d' un secret unique gardé par des entités sataniques. Apres avoir restaurer les calles l'équipage reprit la mer...
Une simple histoire d'amour
Tu es parti ce soir et la maison est vide... Demain... demain seulement, je rangerai les quelques objets que tu as laissés derrière toi, dans ton coin préféré. Je secouerai ce plaid que tu aimais, je le laverai, avant de le ranger tout au fond du placard. Quatorze ans... quatorze ans de vie commune ! Comment as-tu pu partir si vite ? Nous nous sommes quittés parfois, pour quelques jours, deux semaines au maximum, et nos retrouvailles étaient toujours si douces, si gaies, si tendres ! Notr...
La neige
LA NEIGE La neige tombait depuis trois jours et trois nuits. Elle étendait sur toute chose sa couverture à la fois légère et angoissante. Les bruits qui subsistaient s’en trouvaient filtrés : le crissement lent des pneus lorsque passait une rare voiture, le martèlement des coups s’élevant par intervalles de la forge voisine. Le hameau, replié sur lui-même, était à présent injoignable par ses quatre routes d’accès. D’énormes congères barraient les chaussées et le courageux chasse-neige qui s...
Rencontre
[ Voici un petit texte pour vous montrer une partie de mon style d'écriture... J'espère qu'il vous plaira ! C'est dans l'univers de StarWars ^^ Merci de votre attention ;) ] Imaginez un espace. Un grand espace, un lieu immense où il n'y a que vous. Rien aux alentours, seulement votre présence et quelques végétations. Un endroit où vous n'iriez que pour y trouver les réponses à vos questions. Par la même occasion, vous en profiteriez pour penser, faire le point et évacuer ce qui vous tracasse. ...
Chronique de sangara - du forgeron… du magicien… du prince… et d’un sabre légendaire :
La nuit avait coulé doucement sur les reliefs du royaume de Sangara. Kergol, s’éveillait lentement dans les brumes lourdes du matin. Le voyageur s’était levé, et après avoir parlé longuement avec le chef du village. Il avait appris l’histoire du Sabre de Kergol Le chef du village avait fait lever un banquet pour le jour ou le sabre avait retrouvé son écrin de vie. La nourriture fut posée comme jamais avant et tous parlèrent et chantèrent, se remémorant les douces nuits d’étés, les légendes des ...
Faiblesses
Nouvelle écrite à 2 claviers : LEGRAND et Grain. FAIBLESSES Ils se sont heurtés par hasard près d’un comptoir de café. Lui était un habitué. Elle ne faisait que passer. Comme pour s’excuser il l’a invitée à se joindre au cercle déjà formé autour de la table centrale où hommes plus ou moins vieux sur le ou sans retour, femmes en cavale de couple, paumées du coeur du quartier semblaient s’être donnés rendez-vous. En somme elle entra dans un monde chaotique, cosmopolite où chacun passait par...
Arrêt sur image
Étrange sensation. Le train avance, les choses défilent. Illusion de mouvement. Mouvement encore des gens et voitures qui passent sur les ponts. A l'extérieur, la vie. Je veux dire l'animation. Et moi assis sur la banquette, immobile, presque non concerné par tout cela. Un bloc de pensées et d'interrogations.
C'est curieux d'ainsi jeter un oeil extérieur sur le monde. Par bonheur je suis seul et peux me ...
Le petit reporter et le secret des sources de salomon deuxieme partie
La couverture Pendant des heures fictives, la voiture noire roulait frappée par une terrible chaleur, la région semblait désertée et les directions toutes jumelées. Apres une succession de visite dans les terres sismiques, ils s'en retournèrent pour emprunter une route fortuite. Une route de montagne qui les conduisait au delà des vers pâturages où nichait une petite bourgade . L'endroit disait t 'on étais le plu...
Le petit reporter et le secret des sources de salomon troisième partie
Le piège du journaliste
Alors qu' ils dormirent dans un silence inflexible une énigmatique silhouette rodait dans le sombre couloir , elle avançait sans briser les rêves illusoires des deux amis plongés dans un monde affaibli aux idées ingénues et circonscrits.
Sous une nuit battue l'ombre grandissait elle changeait avec le temps et se révélait menaçante, la main sur le fusil prêt a exécuter son odieux bruit.
Derrière le masque se cachait le visage de l'assa...
Le cri des profondeurs
Surgissant de la montagne, une ombre noire apparut comme un être venu du néant, lançant des pas majestueux sur le bord du fleuve. L’ombre ressemblait à une personne dont on a l’habitude de fréquenter dans tous les temps et tous les lieus, qu’on n'aimerait surtout pas rencontrer en la voyant ensevelie de blanc, elle suscite des sentiments indéfinissables ; cela peut être de la peur, de l’admiration comme de la haine ou de l’inquiétude. A travers son long manteau on voyait que du noir, on ne ...
La danse de la pluie
La danse de la pluie Il y a bien longtemps, de la Mésoamérique en passant par le Niger, les civilisations imploraient le dieu de la pluie pour que pousse le mil et grandissent les oasis.Dieu Chac, chez les Mayas, Tlaloc pour les Aztèques, redouté de tous il possédait le pouvoir d'envoyer pluie, foudre ou tempête sur l'homme trop vaniteux. Derrière son masque bleu et blanc aux longs crocs et aux yeux ronds, il régnait en maître aux sommets des montagnes entouré de ses multiples doubles, les Tla...
Le marcheur de l'aube
LE MARCHEUR DE L'AUBE On l'avait repéré comme il effectuait chaque dimanche le même parcours, et on l'avait dénoncé. Rond, râblé, avec un brin de calvitie, il sortait régulièrement vers six heures de son domicile, dans la petite ville, tout près du canal où étaient amarrées quelques péniches massives. Le lendemain matin elles partiraient vers la Belgique avec leurs cargaisons diverses : ciment, céréales ou encore charbon. On était peu avant le milieu des années soixante et le fuel n'avait pa...
Massacre au scalpel
Massacre au scalpel J'étais dans cette salle ; il faisait froid malgré la lueur du soleil qui éclairait l'intérieur de la salle et m'aveuglait. Je regardais l'être inanimé posé sur la table en face de moi. Il était poilu de la tête aux pieds et sentait mauvais ; bref, il était immonde ! Ces inconvénients ne semblaient point me déranger ; en effet, je pris (non sans inquiétude !) mon "couteau" avant de retourner du bout des doigts cette "monstruosité". Puis, j'enfonçai lentement, mais sûrement,...
Chroniques de la pitié (iv)
(Ps : un glossaire est présent à la fin pour les mots en italique) Chroniques de la pitié - ou comment attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde. ----------IV---------- Les liens du cœur sont éternels… On a tous un chemin à soi ; une histoire personnelle qu’on enfouit ou qu’on étale au gré du temps et des envies. Ce passé, qu’il soit glorieux ou tout en simplicité, est une part inextricable de notre être. S’il fallait un jour regarder derrière soi, tout ho...
Chroniques de la pitié (vi) - ou comme attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde
Ps : Après mûre réflexion, il a été décidé qu’il n’y aurait pas de 5e chapitre. Le fil de l’histoire n’en est absolument pas affecté. Merci pour votre attention. Chroniques de la pitié -ou comment attirer sur soi la compassion d'autrui quand on a une vie de merde. ----------VI---------- … La porte venait à peine de s’ouvrir. Elle était là, debout. Le tumulte qui l’entourait ne me parvenait qu’en écho lointain. Mon regard parcourut le chemin du paillasson jusqu’à elle… Des talons aig...