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romano14 a publié ce texte le 07/05/2009 à 18:11:18 |
Voyages, épopées, ou traversées épiques !
On quitte sa patrie pour des cieux exotiques ;
L’horizon nous attire et incite à cerner
Un champ plus étendu que le bout de son nez.
Vivre sans voyager n’est-il pas se borner
A nier la splendeur de contrées ignorées ?
Naviguer sur des flots redoutés, hasardeux,
Hennir de sourde ivresse pour un plaisir des yeux,
Suprême orgueil que dire : « j’ai pu le contempler » !
Se targuer d’embrasser des lieux embaumés,
Admirer simplement de méconnus rivages
Ou désirer connaître maints autres usages.
A quoi servirait-il que Dieu ait si bien fait,
Procuré à ses êtres tous ces sens parfaits,
Si ce n’est pour donner à qui peut apprécier
Un harmonieux tout que l’on peut versifier ?
Improbable souffrance que celle éprouvée
Au terme d’une vie au goût inachevé :
Que n’a-ton profité des ignorées merveilles ?
Pourquoi n’avoir vu d’autres couchers de soleil ?
Hélas il est trop tard pour remonter le temps.
La terre nous échappe, les spectacles vivants
Ne seront donc plus que regrets incandescents.
Et l’on s’endort ainsi sur le vide déçu
De n’avoir tout senti, entendu, ou vécu.
Ainsi est-il parfois nécessaire d’aller
Voir autre part pour aimer ce qu’on possédait.
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papyrobert note ce texte: 7/10 " Certes, un rêve de beignet, c'est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c'est déjà un voyage." [Marek Halter] cordialement papy robert :-) |