|
|
![]() |
alterego a publié ce texte le 27/04/2009 à 13:26:54 |
Moderne Mélancolie
Les combats séculaires sur la mélancolie
En habit de Horla ou de douce folie
Trouvent en notre temps un écho récurant.
Insidieuses humeurs aux silences rampants
Dans ces nuits soudaines ne trouvant pas l’aurore,
Lente immersion en des sphères incolores.
Les vers glorieux brandis en sceptres triomphants
Détournent la conscience en mornes olifants.
La création nourrit en comédies d’esquisses,
Un espoir cynique d’illusions salvatrices,
Un burlesque apparat sur lit de chrysanthèmes
Habillant les ténèbres d’une lumière blême.
Liberté égrainée, destinée de sable,
Douleur inassumée d’un mal inexorable,
Dilemme insoutenable dans l’errance du temps
Du trépas opposé au néant lancinant.
Longue existence de souffrance résignée,
Fatale délivrance en espoir oublié.
Quand le crépuscule est subite conscience,
Du proche précipice ou de la pénitence
Et que l’âme soupire à son corps disséqué,
Les lentes maïeutiques ou foudres opiacées,
Futiles armes accordées en dérision,
Couronnent impuissantes l’immonde dépression.
AlteregO à William S.
|
Afficher en premier: Les + récents Les + anciens Les + utiles Les - utiles Modifiés récemment |
|
carisa note ce texte: 10/10 Et bien l'inspiration est revenue et bien. C'est avec un certain plaisir que je lis ces vers même teintés d'une si profonde mélancolie, car cette poésie est belle et souvent tellement vraie. Mais pourquoi écrit-on ? parce qu'en se livrant, en offrant son coeur, son âme, on se délivre, on se préserve, on se guérit, on s'aime. "La création nourrit en comédies d’esquisses, Un espoir cynique d’illusions salvatrices, Un burlesque apparat sur lit de chrysanthèmes Habillant les ténèbres d’une lumière blême" Merci Alterégo Carisa :B: :zibou: --------------------------------------------------------- Je remercie ma Vie, pour ces instants,
Souvenirs précieux, heureux, malheureux, C'est Elle qui me porte, qui m'aime. Pour être heureuse, à moi de la porter. Lui sourire, c'est la Respecter. |
|
Cher cher alter, moi qui attendais avec impatience un sursaut de ta plume... Le mal du siécle ne pouvait être si bien dépeint que par toi...le petit clin d'oeil a Maupassant et référant a un mal tout autre ne fait qu'ajouter a la puissance de ton tracé sur les maux intérieurs qui habitent parfois l'être... Ton écho est profond et sussure au creux de l'âme l'amertume du "deuil impossible".... Merci de ton partage...au plaisir de te lire encore et encore... bien à toi :zibou: --------------------------------------------------------- “On nous veut avec les stigmates des grandes écoles, je le veux avec les stigmates de la vie. Savoir s'il est agrégé en soleil. S'il a ses grades en désespoir..."Jean Giono.”
"moi, je me suis suicidé en état de légitime défense..."Jean Giono" |
|
Merci à toutes et tous pour vos com. Chère léopoldine je ne sais s'il y a un "propre" à la poésie mais suis heureux qu'un tel sujet ait pu un peu t'interpeller même si ce n'est pas ta tasse de thé! Kadhija Coeurperdu, merci de vos encouragements à revenir plus souvent et ce sera chose faite très bientôt, même si l'inspiration me fait faux bond! Bien à vous. :zibou: --------------------------------------------------------- AlteregO "Hélas! les vices de l'homme, si pleins d'horreur qu'on les suppose, contiennent la preuve de son goût de l'infini." Charles Baudelaire.
|
|
Adella note ce texte: 9/10 Cet écho récurrent ne finit pas... et l'on tombe de précipices en abysses. On se sent se noyer dans des houles asphyxiantes. Mais toujours la douleur est là qui nous dit : tu es vivant. On ne finit pas d'accoucher de cette souffrance. Tes mots vrillent. :B: |
|
Curieuse impression que la Mélancolie lorsqu'elle explose de mille feux dans l'écho que l'on donne à sa création artistique, est traduite dans une atmosphère de quasi euphorie où tous repères s'effacent lorsque la solitude face à soit-même conduit à une dépression telle que l'on se résigne à être enfermé dans sa douleur et à se terrer dans la plus cruelle des folies . Te lire revient ici à s'abandonner l'espace d'un moment dans les méandres de ce Spleen Modernisé et à se demander, peut-être, pourquoi la tristesse est tellement plus aisé à dépeindre lorsque le pas entre illusion folle et réalité devient si infime dans le cœur du Poète tourmenté. Un vocabulaire extrêmement bien étudié que l'on ressent puissamment l'écorchure au fond de l'âme. :zibou: |
| Anonyme | |