J'aimerais
J’aimerais mille plans foireux avec toi, en amoureux… Partir le matin prêt à te voir et improviser un trajet, un ciné, une ballade, une chanson... Rire tous les deux et voler main dans la main… Ralentir le temps jusqu’à chaque battement de tes cils, qui couvrent tes yeux si brillants de légèreté, si preuves de ta candeur que j’en oublie les malheurs… T’embrasser, toi sur la pointe des pieds, moi te tenant le cou, te chérissant de mes baisers à tes commissures… et pis éteindre les téléphones, bronzer, faire l’amour aux toilettes du café, mendier l’argent qu’on a déjà pour se payer le T.C., t’offrir le restau, et boire des litres d’eau noyée au sirop. Oublier tout et décoller. Te caresser le creux de la main, le dos du bras, t’embrasser et dessiner avec mes lèvres une ligne dans ton dos jusqu’à… demain. Nager de bonheur, pleurer de rire, mourir de rire, de notre innocence et stupidité de ne voir que la beauté… Il me faut ce point d’eau que tu es pour m’abreuver, et sortir de la sécheresse qui brule mon cœur et l’assombrit en coagulant le sang et l’empêchant de cicatriser mes plaies… Ma drogue, ma porte vers l’Au-delà, mon baume anti gifle, avec toi je suis invincible je suis un je suis tout et te ferai la cour cent fois pour un baiser. J’arracherais des fleurs du jardin d’une vieille pour ton regard émerveillé, volerais une roulotte pour t’emmener loin d’ici et conquérir d’autres paradis plein d’oiseaux, de fontaines, de vertiges et de soleil. Te suivre sur la falaise, être fou de toi. Te regarder à la sortie de la douche te sécher les cheveux, te maquiller et ne pas résister à t’embrasser, te serrer fort et pis faire l’amour deux fois. Être en retard et arriver décoiffés, à moitié défroqués mais radieux. Aller au ciné, de même, voir un film pourri, et transpirer. J’veux te rendre heureuse et amoureuse.
Horizon