Ces heures précieuses soufflées de fleurs
J’aimerais parcourir mes nuits en cachette
A ouvrir le ciel pour te faire sourire
Garder ta présence à chaque conquête,
Faire bondir tes yeux de ne plus repartir
J’adorerais
Evaluer la lueur des couleurs déployées
A mesurer la distance entre nos mains,
Mon cœur fatigué de tendresse déguisée
Dégrafant ces silences de n’être plus rien
J’innonderais
Ces heures couchées d’émotions déjà perdues
Du souffle de ces doigts avides de remords
Sur un tapis endormi cachant ces trésors
De ces courbes effleurées mais jamais repues
Un silence blanc laissé aux bords de tes yeux,
Déchirant mon ventre couvert comme un hiver
D’un mal imparfait sue ces soirs longs et pluvieux
Noyés de sensations vieillies d’un désaveu
De ce désert de mots
Pour toi, j’oublierai bien ce temps au passage,
Effaçant au dedans tout ce qui demeure
De ces choix de combats évidemment sages
Oubliant de bousculer , passions qui se meurent
Bleu-Océan Oct/ 2006