J’étais de celles qui remontent leurs manches
Pour aider l’UNICEF à battre la misère
Je renie la confesse des belles le dimanche
On a encore jamais vu manger des prières
J’étais de celles qui hurlent à l’injustice
Vers tous ces juges qui enferment leurs erreurs
Aux capitalistes décorés par leurs vices
De luxe blanc vomit par nos labeurs
J’étais de celles qui diront toujours non
Aux écoles désertées que l’on condamne
A nos enfants perdus dans l’ombre du nom
Des arbres sacrifiés sous le macadam
J’étais de celles qui polluent Babylone
En croyant à l’amour et à la liberté
En ne dépensant pas mon salaire de bonne
Au grand profit de l’enfance exploitée
J’étais de celles qui enfantent dans la douleur
D’offrir un monde triste à en pleurer
Mais qui se battent pour voler des couleurs
Aux arc-en-ciel, en nos cœurs égarés
Aujourd’hui je suis une amazone
Armée d’espoirs, de rêves et de poésie
Et je suis de celles qui marchent sur le cyclone
Qui nous fait un jour poser le fusil
Je suis de sel sans l’océan de larmes
Qui se régénère dans les bras du soleil
D’un autre monde sans douleurs et sans armes
Le malheur sait que les femmes veillent