En chemin sur l'air des vallons,
Souffle ce délicieux vent en haillons,
Il bouscule les tresses de blés,
La douce flûte des pistils en siffle.
Son visage appartient au coeur des tournesols,
Corollaire, il touche le soleil,
Les ondes de mon coeur vibrent au son de sa respiration.
Au vent, je jette les étoiles,
Sur ta peau, mes mains posent les frissons du temps arrêté,
Insaisissables, douces, arrogantes,
Ses ailes caressent la clarté de mes pensées.
Auréolée de ce frais tourbillon,
Je touche des doigts, l'espace d'un instant, la Terre,
Je l'observe, je la déguste, je m'y saoûle.
Telle une damnée, au jour de sa seconde vie,
Noyée, ocre, dans l'harmattan matinal,
Les yeux sous le fouet du sable,
Libre d'avancer, aux choix de l'air des chemins.