Ce soir, Amour, comme jamais,
la peur me vient de votre oubli.
Dans la noirceur où tout se tait
je suis couchée avec la nuit.
Rêvant velours vos mains posées
contre mon coeur et dans mon cou
le souffle court, un seul baiser
manque à ma vie, où êtes-vous...
Vienne la fée des contes rose
de sa baguette me foudroyer
d'un sommeil pur qui se dépose
en voile d'or pour cent années.
Le temps souvent s'est arrêté,
Amour vous en souvenez-vous,
où nous étions les deux moitiés
d'un corps épris de désirs fous.
Les secondes, les heures bleues
avaient le goût de vos caresses.
Ce soir, mon âme ressemble un peu
au délire de la détresse.
9 novembre 2008 - Mady Kissine