Matins mystérieux plongés dans une mouvante barrière
Aux sons amortis et à la froide lumière,
Vous errez rampant, vêtus de vos brumes familières
Dans la nature qui baisse, lentement, ses paupières.
Silencieuse, une feuille tombe sans manières
Puis deux, trois…les autres, dans la clairière.
Couleur sang, ocre, rouille, morte la matière
Que le temps, au sol, décompose entière.
Coteaux de feu aux sarments fiers
Exposent leurs grappes mûries aux rayons d’hier
Dans l’attente de la cueillette, moment charnière
Avant les gelées persistantes, c’est vendémiaire.
Legrand le 14/11/2008