Calme tempête
tourbillons immobiles
on ferme une fenêtre
un gros cube d'air chaud veut y entrer
Tous les vents, unis en un seul, ralentissent
aucun bruit ne s'accroche plus au lent courant de l'eau
ni aux gestes oscillants que font les arbres
des enfants en cueillent les feuilles, posées sur le ciel
les nuages tombent peu à peu
les rues sont tâchetées de flaques
le calme s'y reflète
les bruits se teintent de silence
ils ne sont plus tout à fait ce qu'ils sont
ils se fondent les uns les autres à une inexistence ambigüe
Notre souffle pleut sur le sol en petits morceaux
nous sommes à ce moment du rêve où ascension et chute s'associent
sans que dans notre sommeil jamais il ne soit question de gravité