Le soleil décline et se pose fatigué
Sur la cîme des arbres en automne
Dessous, l'ombre surprend l'endormi
Dans les derniers sursauts du jour
Et ses yeux ne voient plus que l'or
Des dernières feuilles à l'orée de la nuit
Il regarde là, mais il est ailleurs
Dans un désert de sable
Dans un désert de champs
Dans un désert d'asphalte
Il marche, encore et toujours
Il n'est pas seul
La passante à l'anorak
Et David aux mains gercées
Le clochard au nez percé
De vins à réchauffer
Sont à ses côtés
Partageant la même nuit
Le même silence
Ils sont frères ébahis
Leurs vies différentes s'unissent
Dans les derniers quartiers de soleil
Leurs vies différentes s'unissent
Dans l'humanité de leurs silences
Leurs vies différentes sont unies
Depuis leurs regards en errance
...
