Tenir une arme est facile, quoiqu'un peu lourde. On pense toujours qu'il est difficile de tuer, de voir la vie doucement quitter le corps d'un autre. Mais c'est tellement facile, tellement insipide. Quand doucement le doigt glisse sur gâchette et qu'un grand silence difficile a rompre fait succéde a l'éclat de tonnerre. Doucement se retirer comme pour garder un temps de recul face a ces taches sur les murs encore dégoulinant des morceaux de chairs presque encore vivante. Soutenir les spasmes nerveux.
Se retirer ensuite sur la pointe des pieds, dernier respect a la mort non pas a l'individu qui git désormais sans vie au fond de cette sombre pièce. Se retirer ensuite en remontant dans cette voiture noire comme dans les films. La mort c'est pas un film c'est comme un chemin de vice et de plaisir. La vie est ainsi qu'on la montre pour certains plus belle et pour d'autre plus moche, mais son prix varie aux cours de la poudre, de l'acier, du poison, de l'argent tout simplement. Chaque jour des milliers de vie s'éteignent comme autant d'âmes sans remord qui s'éveillent à l'horreur. Parfois sans prendre la mesure de ces changements qui vous habiteront pour le reste de votre vie. Cette indifférence ou ces remords, ces questions, ces cauchemars, ce regard pesant de l'autre sur vous qui vous fera recommencer.
On dégaine facilement dans les sombres ruelles des banlieue. Quand les hommes se lèvent le matin qu'ils partent travailler la peur au ventre. Vous pensez encore que le jour se lèvera demain, pour ceux la il se demandent toujours si demain existera.
C'est pour cela mon ami que je suis la dans ton quartier, que je viens du fond des ténèbres remettre un peu d'ordre dans ce cauchemar de planète. Regarde un peu, le soleil se lève sur les tours, c'est beau non? Peut être que quelqu'un trouvera ton corps assez vite tu sentiras encore la vie. Sinon tu pueras la mort.
Ses talons claquaient sur le sol humide. La vie doucement s'éveillait. Encore un jour a vivre sur la terre. Il sorti de sa veste un caramel. Le jeta dans sa bouche. Rajusta son col. L'aurore était fraiche.
Les tueurs ont la vie dure.
LSDL LeSabreDeLange