Il s'était arrêté après une longue route au soleil couchant du mois d'aout. La chaleur oppressante et cette sensation de liberté après les secrets quand tout est terminé. Que doucement la chaleur du jours se fait moins oppressante. Que le soleil se couche sur l'horizon dans cette mer immenses vestige des larmes antiques des Dieux païens aujourd'hui endormis.
Les histoires qu'on avait racontés. Ces hommes le poursuivant dans les champs de mais de Louisiane. Cette brulure quand l'un d'eux avait tiré. Cette peur immense quand le souffle coupé il attendait sans bruit dans ce cercueil de boue. Sortant son corps puant le trainant dans la forêt du bayou.
Il pouvait respirer maintenant et tenir dans ses bras toute sa fortune. La chaleur de la nuit et la douceur d'un rêve dans les larmes brulantes de la douleur de l'âme il s'était agenouillé. Pleurant sur son histoire d'une souffrance infinie aux crucifix des hommes, aux croyances anonymes. Il relevait la tête en hurlant de douleur.
Les coupures de presses les photos et les preuves. Tout ce conte de fée qu'on avait fait de sa vie. Ses couleurs de victoires et ses jours de défaites face a ses hommes forts. Quand une organisation d'hommes insensibles se jette sur vous sans valeur et sans rêves.
Il pouvait maintenant dormir dans cette paix enfin retrouvée. Dans sa mallette une petite bourse aux pierres de couleurs scintillantes des reflets de la victoire aux soleil de la fortune reposait en silence aux cotés d'un couteau et d'un dollar en argent.
Les courses et les appels, les silences et les codes comme une brindille face a leurs canons. Ils avaient parcouru juste avant de chuter comme des tanks sur la forêt de sa vie écrasant chaque instant. Ils avaient tout détruit jusqu'au terreau fertile de la tendresse. Et sa colère et sa volonté, son courage et sa force dressés comme une arme légendaire, sans pitié et sans peur.
Il pouvait s'étendre sur le sol maintenant tout allait bien. Il avait remporté sur le vice la victoire glorieuse d'un grain de sable dans la machinerie du monstre. Doucement il s'en allait de ce monde dans celui de ses rêves ou les cauchemars avaient laissé place aux levé de soleil qui maintenant pointait sur sa nouvelle vie.
Et cette main tendu d'un ami pour un autre dans les sombres heures d'une nuit sans étoile. Dans les couloirs du tribunal, et ses accusateurs et les menteurs et les lâches. Et les preuves enfin révélées au grand jour. Et cette phrase encore plus forte résonant dans le tribunal comme un aveu. Nous pouvons les condamner maintenant, nous pouvons les mettre en prison, leur fermer les yeux leurs boucher les oreilles, et condamner leur langue a ne jamais plus parler. Mais nous ne pouvons que vous conseiller une chose, disparaissez, quittez cette terre qui vous a vu naitre, car demain n'existe pas pour les innocents.
Il avait quitté ce monde, il n'existait plus, il n'était qu'un nom sur une décision de justice. Il n'était plus qu'un symbole, il était une légende, il resterait ainsi pour le reste de sa vie.
LDSL LeSabreDeLange