Les yeux fermés
je vois à travers mes paupières
le mouvement de l'ombre des branches
imprimé sur le revers d'un ciel orange
Les bruits de chants d'oiseaux
ceux que font écureuils et piverts
se dispersent dans le souvenir immédiat
de ce qu'il y a devant moi
et dans la douce voix du vent qui vient toucher les feuilles
mon regard se perd
et ne répond plus à aucun de ses choix
rien ici ne fût construit
rien ici ne fût créé
les grands arbres dressés vers le ciel
semblent me montrer quelque chose du doigt
Une vérité presque accessible
un mot immense
que prononce une bouche qui n'a jamais eu de voix
un mot inventé pour rendre inutile
l'envie d'en parler à un autre que toi
20 septembre 2008
un matin tôt en forêt