C'est là que je suis bien
à l'écoute de mon rythme propre, de mes propres impulsions
là où tout regard porté sur moi
relève d'une construction imaginaire
C'est là que, les mains pleines de soupirs
je me laisse imprégné de cette lumière qui déborde du paysage
au moment où ma conscience se retourne sur elle même
pour écouter une voix qui lui dit
ce qui instantanément s'impose comme vrai
C'est là que je suis bien
dans l'abscence obstinée et fondamentale de sens
et dans ce qui est fait
dans l'oscillation des ombres dans cette douce clareté
dans l'évaporation du temps où se développent mes pensées