La promesse de l’aragne.

Laissez la rosée saupoudrer ma toile,
Et annoncer l’aurore de matins-lumière
Où le soleil surprend mes jambes légères,
Nues et longues aiguilles dansant en jeune étoile.

Laissez que, jeune aragne au savoir immortel,
Je dédie ma danse-lune au soleil et à toutes celles
Qui ont laissé en gage un amour fragile,
Qui n’est fort que des savoirs ténus de mon fil.

Laissez-moi en filaments tracer mon chemin lacté.
En gouttes de sang translucide le dessiner,
Etendant ma vie en alvéoles pleines du mot aimer,
Simplement soulignées de fines lames croisées.

Laissez la musique de mes pas peser sur la toile.
Elle est pour vos yeux, un mystérieux voile.
Un mandala intemporel… pour mieux révéler,
Que la vie est danse-tarentelle… Sinon… pourquoi
Oui… pourquoi bouger ?
