D’une peau d’âne, elle a couvert ses rires ... suivi d'un poème douceur de sahel : larmes qui, dans la nuit, brûlez le temps d'aimer....
A ce texte : "D’une peau d’âne, elle a couvert ses rires." que j'ai publié sur ILV, Sahel, la douce, m'a envoyé, en réponse, un doux poème, que je mets à sa suite... "Larmes qui, dans la nuit, brûlez le temps d'aimer" comme un berceuse que l'on chanterait à un enfant qui a fait un cauchemar... N'est-cer pas doux d'avoir d'aussi tendres Ami(e)s... ? ET JE me réponds :C'EST DOUX... Merci Sahel.
D’une peau d’âne, elle a couvert ses rires.
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Entends les pas étouffés du silence Quand ils veulent fondre en rapaces sur la pureté de l’enfance; Ils résonnent fort sur le sol des souvenirs. Ils s’accrochent en toiles d'araignée au plafond d’épouvante échéance Où le pas pesant de l'ogre se faisait sentir.
L’enfance n’est plus. Elle n’a pu s’épanouir dans le rire Alors qu’il lui tardait tant et tant de le vivre avant, de grandir, Elle ne veut plus désormais, Plus jamais, Cette promesse tronquée devenir.
D’une peau d’âne, elle a couvert ses rires, Son « âme-étincelle » de sa flamme angélique s’est vidée ; La sève naissante s’est échappée Des pousses douces de son avenir qui soupire, Le pas de l’ogre, sans remords, Les avait écrasées, broyées, pulvérisées...
L’enfance s’endort en météore Au gel des jeunes vies assassinées. Mort souhaitée d’une existence aseptisée qui n’est plus que forcée. L’âme violée au port anesthésie le corps, Le transperce d'abord et à jamais blessée l'endort .
L’enfance bafouée n’est plus impatiente. Et plus jamais ne tente... jamais ne tente Du ventre sentir le bombé de soie Ou les bourgeons des petits seins naissants Elle veut simplement disparaître au regard de l’ogre insistant.
Les cris retenus de l’enfance ne veulent pas sortir. Ils continuent d' étouffer la gorge qui ne veut pas encore dire. La vie passera en guerres et escarmouches, en luttes et en combats De tous les possibles qui ne seront pas. Vivra l'en-avant du pas Pour qu'ainsi d'une nouvelle naissance, elle accouche de son yantra. ****