Ce sont dans tes eaux, dans tes vents et dans tes nuages que tu as déposé les mots éternels.
Ivre de liberté, ivre des Hommes, ivre de travail tu as su nous saouler de frissons.
Tu as colporté l’espoir aux coins de nos cœurs. Tu as peint ce que l’on appelle le cœur.
« Au printemps, mon cœur et ton cœur sont repeints au vin blanc ».
Faut dire que tu nous as appris « à se méfier de tout ».
Que l’on soit « fils de césar ou fils de rien » nous sommes tous des orphelins.
« Ne me quitte pas », ne nous laisse pas seuls dans ce royaume de fous.
C’est au bout de ta bouche de sorcier et de poète que nos yeux se sont pendus.
On sait tous tes sortilèges, tous tes envoûtements.
Tu nous offrais des nuages pour mieux voler.
Toi, tu nous aidais à vieillir en racontant de vraies nouvelles.
Tu ne formais pas « des mirages pour nous passer le temps ».
L’étoile inaccessible nous était accessible, sans besoin de s’écarteler.
On a appris à rêver « un impossible rêve ».
Chacun est parti « où personne ne part ».
Grâce à toi, je continue de vieillir sans être adulte. Il en faut du talent.
Combien de larmes ont roulé, combien de rire ont éclaté, combien de sourires se sont dessinés ?
Je brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé Grand Jacques, même trop, même mal, pour atteindre à s’en écarteler, pour atteindre l’inaccessible étoile !
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