Tu dormais si belle et nue, sur un lit de roses,
J’admirais ta longue ligne et ta peau nacrée,
Tu étais si pure, dans cette douce pose,
Par la vive clarté solaire illuminée.
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Et, tu avais l’éclat d’une pierre précieuse,
Où se reflétait le désir dans mon regard,
Tu étais dans mon ciel comme une nébuleuse,
Qui rayonne à nos yeux à la tombée du soir,
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L’indécente dormeuse vivant dans mes songes,
Ta grâce et ta volupté troublaient ma raison,
Il émergeait de toi le doute qui me ronge,
De ce corps si beau éclairant mon horizon.
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Ma pensée s’échauffait devant ton doux mystère
Je voulais t’éveiller aux charmes de la nuit,
Désirant t’aimer au-delà de mes chimères,
T’emporter au loin tel un voleur qui s’enfuit.
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Mais dans ton lourd sommeil, tranquille et les yeux clos,
A quoi donc rêves tu ? De merveilleuses choses ?,
A de cruels secrets sujet de ton repos ?
Je t’aime, dans mon rêve et sur ton lit de roses.
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Gérard Bollon