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Poèmes Libres : Le poème éclaté

  
Posted by napoli on 2008/10/5 16:36:06 (73 reads) News by the same author
Poèmes Libres



Les démons permanents immobilisent nos sûretés urbaines mais nos prisons n'enferment pas les mouettes. Heureusement il y a la mer, heureusement il y a l'océan. Nous ne tiendrons pas notre pays pour celui des libertés s'il n'y avait pas l'eau au bout de nos terres et les reflets des vagues dans les yeux des habitants du bord.

Mourir en mer n'est pas une improvisation de navigateur mais la résultante d'un fruit défendu.
Mourir, un trait pour oublier, une gomme pour effacer.

Aucun livre ne sortira
et pourtant, saisir l'admirable au-dessus du niveau de la mer, inscrire ici les lieux désolés des contrées favorisées du ciel.

La mort, voilà le but des héros.                            
Asile béni des plus précieux souvenirs
Nous sommes toujours en retard d'une heure
Attendre si longtemps tout en parlant
parce qu'aujourd'hui, à la même place oubliée
tu nous a dit que tu ne connaissais pas la vie!

J'ouvre !
Ô fenêtre, limpide traversée des promeneurs
où serions-nous étouffés du milieu
les fatigues de chaque jour s'accomplissent,
dissiper ce nuage, c'était l'empressement des enfants
    Mémoire! Ajoutez à cela
    Il, elle, et ce jugement
    Rien n'exige davantage heureusement

Je mesure combien il est important que tout passe vite
un matin en particulier
Les souvenirs ne sont que des instants recommencés
exhorter à chaque jour la leçon de grammaire
une jeune fille regarde sa mère
le sourire sur les lèvres, des paroles envers
s'instruire d'une ferveur nouvelle,
puisque le silence est un problème à résoudre
un regard toujours
plusieurs fois la parole
Et le jour, avec précaution sur le pavé
est déjà un autre jour.
Froid ce matin, et même nous
glacès de l'attente
le papier déchiré des précipitations
Et pour le reste des années, le silence des secrets.

Souvenirs,
les accessoires d'écrits, véritable illusion de faire
Etre ici et dire le temps qu'il fait
Obscurcir et attrister l'atmosphère
Peut-être juste expier une petite faiblesse
Poèter
s'entretenir d'un arbre suspendu avec un jardinier
objet des fleurs
j'ai entendu raconter aussi, s'élevant de la neige
un soupir.

Souvenirs, souvenirs
là, une vieille
sacre lentement précieux
à cause d'une colonne de pierre élevée
mourir pour se faire...
Des vers où il est questions de chien...
Va chercher!
Les mots s'échappent
le livre c'est ce qu'il y a en plus
heureusement,
quelques accès de paresse, indocilité réfléchie, paroles
je me souviens
Rien à faire avec une plume, voici :

    Du côté de la mer des dépots de cailloux
    Epaisseur presque invariable
    Les neiges abondantes, la vigne même
    Donc la matière
    faute d'orthographe, tache d'encre
    extrême attention d'une voix émue
    extrême attention , le plaisir
    attentivement
    j'écris les derniers mots qui terminent l'extrait

La pensée, la pensée, tu parles! Une espèce de chienne au regard apeuré...
Va chercher ! Va chercher !

Son oeil mesure admirablement les distances et discerne une couleur plus claire que les lettres imprimées.
L'espace, magnifique jardin
au premier abord d'un mot.

Souvenirs, souvenirs
l'influence venait souvent le visiter.
Les chagrins n'ont rien à faire
Yeux, voix, j'y vois encore des jours de bonheur
Vieillir, vieillir
L'horloge égrène en secret le temps qu'il nous reste
pendule d'albâtre oubliée, et puis,
pour ainsi dire la moindre parole exprimée
une heure à l'ordinaire journalier
un journaliste
détail curieux, il prenait des notes...
Aucune présomption d'innocence.
Tous coupable vous dis-je !
Un cycliste jette une dose d'EPO
Va chercher ! Va chercher !
Et le public applaudit le corps retrouvé de Tabarly
La mer d'Irlande rend toujours les corps qu'elle a pris.

Ainsi nous nous consolons de nos détresses multiples
je vous murmure tout bas que je ne suis qu'un homme
et le verbe que j'accroche à mes mots hurle d'une fin exténué du presque temps d'avant
" On est les champions, on est les champions ! "

A la foule qui défile, à la fille qui défoule, à celle qui s'alliance pour les combats à venir et à la solitude, mère nourricière, nous pouvons dire :
" je suis à toi"

    Portes ouvertes sur le néant
    que reste-t-il du bonheur?
    Un peu de neige à fondre
    un peu d'eau à boire
    Le jour qui se lève n'aboutit qu'à la nuit

Un homme se lève aussi
avec modestie vers ses travaux multipliés
le lendemain suit.
Nous partirons pour ces mots
ô combien inutiles

des crayons de couleurs
instruments de travail à jeter le trouble
le dessin d'un vol d'oiseau
à voir fuir
nous allons malgré nous vers les passions exclusives
j'ai en tête
un matin
un levant sur la mer
juste l'eau et le vent
et le ciel

Ce voyageur là n'habite plus ici
Signe de pluie, il n'y a plus de nuage dans ses yeux
Ce ciel-là est une brève tentative qui délivre d'un vide
vertige unique
Séparés des villes, nous voici donc,
enfin.

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chaconne
Posted: 2008/10/5 17:23  Updated: 2008/10/5 17:23
Joined: 2008/8/21
From:
Posts: 491
 Re: Le poème éclaté
De l'ouvrage de cathédrale en des temps où tous taillaient une part infime de la demeure céleste.
ibtihel
Posted: 2008/10/9 21:29  Updated: 2008/10/9 21:29
Joined: 2007/2/26
From: tunisie
Posts: 94
 Re: Le poème éclaté
merci pour ce poème!!!
bonne continuation
j'espère que vous viendrez jeter un coup d'œil sur mes poèmes...merci



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