Un soir au ciel saupoudré de lumière
Où la nuit semblait se retenir de pleurer,
Un cœur se mit doucement à parler…
Au creux d’une femme lassée de prières…
Moi je ne fais que te souffler la vie,
Je suis radeau sur ta houle de sentiments…
Qui se laisse briser par tes vents de folies,
Saignant d’amour à chaque battement…
Tu ne me demandes jamais de comprendre,
Serais-je dépourvu de la moindre raison…
Je ne suis pas seulement un soleil à pendre,
A l’eau de pluie des mortes saisons…
J’ai mal d’espérer derrière un paravent,
De pâles sourires qui ne leurrent personne…
La vie déchirée qui te laisse survivante,
Ressemble au glas de mon heure qui sonne…
Emmène-moi loin du jardin des silences,
Libérer tes mots qui me blessent de cris…
Suis moi sur les routes de la délivrance,
Laisse moi dire les peines que tu écris…
Je te sèmerai l’espoir aux quatre vents,
Te ferai briller les yeux d’un ciel d’été…
Si tu laisses ouvertes mes portes souvent,
Aux âmes que j’accueille en toute simplicité…