Le bonheur chaque soir qui efface le temps,
pour la chatte docile une écuelle de lait,
l'attention discrète, aux cieux l'apaisement
où la lune sourit dans son disque parfait,
Parmi les étoiles passées, celles aussi
qui luiront par delà les années, par milliers,
qui gardent à jamais nos secrets infinis,
ce bien-vivre de nous, comme les deux moitiés
évidentes d'un tout. La voute bleue embrasse
nos âmes mélangées, par le feu, par le vent,
et la vie maintenant, où l'amour nous enlace
tourne comme une valse, à trois millions de temps...
Au bout de vos caresses, arabesques gibbeuses,
les lents frissonnements en guirlandes rosées
font jaillir des éclairs dans la nuit nébuleuse,
et la mort pour toujours au loin s'en est allée.
1er octobre 2008 - Mady Kissine