On a tous un jardin secret...
Au matin mon coeur souvent pleure
des blessures à l'imparfait
saignant encore quand sonne l'heure
du prochain recommencement.
Renverser le pauvre sablier
dont l'âme arrachée à la dune
n'a plus aucun ressentiment.
Comme les larmes aux yeux d'enfance
qui soulagent si doucement
les premiers bleus des jeux intenses,
la peine coule et maintenant
rien ne sait plus pourquoi le ciel
déchire ses nuages gris
dont les déluges éternels
blessent à jamais mon ennui.
Avoir la soif brune de la terre,
ouvrir dans son coeur un puits noir,
fourreau des chagrins éphémères,
profond, pour y garder l'espoir.
Que l'azur enfin nettoyé
de mes vaines désillusions,
dessinant un désir d'aimer,
resplendisse de chauds rayons.
30 septembre 2008 - Mady Kissine