L'amour est une prison dans laquelle on se tue,
Toi, mon amour, tu t'évades au travers des murs.
Mais un jour, par delà les fenêtres tu m'as vu,
Dans ma tour, écrasé tout comme un fruit trop mûr,
Mes séjours dans le cachot du doute, mon Amour,
Ont su creuser des ruisseaux sous ma peau d'idiot,
Voilà qu'à présent je me noie parmi ces maux.
En amour on apprend à crier, à pleurer,
Les deux pupilles noyées dans des rivières salées,
Quand on est seul, alors rongé de solitude,
Parfois des idées nous poignardent, d'autres nous tuent.
La souffrance de l'autre nous laisse rêver,
Mais les femmes, on sait bien, ont le cœur accroché,
Nous on tangue comme le blé, attendant d'être fauchés.
Sur la route de l'amour, je sais plus où aller,
Mais c'est bien à ce carrefour qu'on s'est rencontrés,
Rien n'était indiqué, fallait se débrouiller.
Dans la brume des chemins, mon ange je t'ai perdu,
Puis jusqu'à ce jour, plus jamais je t'ai revu,
Toujours de nouveau, nos mains nues sauront faire qu'une,
Et dans la brume ton sourire luira comme une lune.
Et là, je suis seul dans la vapeur de mes larmes,
Amertume et Solitude, fidèles comme des chiennes,
Il n'y a plus de leurre mais seuls mes cris et mes pleurs,
Mon ange, rien ne t'atteint dans ta cuirasse d'acier,
Tu m'as scié, quand je vous ai vu enlacés,
Mon cœur a sauté, il est tombé ; éclaté.
Las et seul, je ramasse les morceaux de mon cœur.
Mon cœur recollé, mais toujours ensanglanté,
C'est dans le jardin de ton ventre, où gît l'amour,
Que je le pose, espérant qu'il va bourgeonner,
L'amour est comme une mécanique, faut le huiler,
Alors n'oublie pas de m'arroser de tes larmes,
Et Je deviendrai une sirène d'alarme,
Mimant dans le vacarme, S.O.S et je t'aime.