Pour qu'au bord de la nuit l'ombre de vos baisers
descende lentement comme la brume bleue
tout au long de mon cou en suivant le sentier
tranquille de la veine tremblant un petit peu,
je veux fermer les yeux, respirer la tendresse
suave de vos lèvres sans faire un mouvement,
rêver que soit sans fin ce bonheur de caresse
où vos sourires câlins m'inventent maintenant,
que le sucre doré distillé en chemin
coule majestueux après chaque baiser
comme traînée d'étoile enrobant sous vos mains
d'un fil d'or incertain ma peau émerveillée.
Je voudrais à l'instant où mon âme docile
dans vos bras s'évapore et frissonne d'amour
avoir comme la pieuvre huit bras longs et fragiles
pour vous rendre ma joie, chaque nuit, chaque jour,
et langoureusement faire sur votre peau
des guirlandes rosées signées de mille lèvres
ventouses de ma soif dont les dessins tout chauds
me nourrissent à jamais de votre douce sève.
28 septembre 2008 - Mady Kissine