Vous l'avez rêvé ? Je l'ai fait ! Vous savez comment je peux être accro à certaines choses. Bon vous connaissez ma nostalgie pour ma Sicile. Et ma propension à en parler à la moindre occasion. Et même sans occasion d'ailleurs. Oui, oui... je sais... vous ne me ratez pas !
Mais là, il s'agit d'esprit... du coeur, de l'âme enfin. Puisqu'il s'agit de ce qui a fait mon être profond. De MA Sicile. De MON ILE.
Si je vous disais que j'allais vous parler de choses plus terre à terre, vous penseriez à ma passion pour les rubans, peut-être ? Quoique, me diriez-vous, le toucher suave d'un ruban de soie, peut aider à atteindre des nirvanas moins terre à terre aussi... et même sublimes. Ouiiiiiiiiiii !
Non, là je vous parle de rendre la chose, comment dire, plus longue. Car plus c'est long, plus c'est bon.
Si, si... c'est une gourmande qui vous le dit ! Donc j'en reviens à mon affirmation première : je sais comment les rendre un peu plus longs.
Tiens, je plagie (rien ne se perd...) une jolie pub de chez Cadebeurrée, vous vous souvenez ? Bref.
Je vous raconte comment, par un soir, de grande déprime et connaissant mon besoin physiologique accru, à ces moments-là, de chocolat, je me suis vue à quatre pattes, retourner mon placard bas de cuisine, là où je range mes rations de "survie".
Un beau pot (taille familiale) de Nunutellllalalla me narguait. Cette belle couleur chaude, douce me narguait. Je l'avais bien cherchée, convoitée, imaginée, d'accord, mais elle ne m'en narguait pas moins. Je m'en étranglais à saliver. Mes mains n'allaient pas assez vite pour ma bouche impatiente.
Je cherchais des biscuits genre pâte tendre, feuilletée, farcie, enrobée... noyée de chocolats (au pluriel c'est mieux) aux senteurs de noisettes et autres fruits secs... qui me rappellent mon Île
(Encore ouiiii ! Et puis je dis ce que je veux... ! OK ? c'est mon espace... Mais non, gentil Lecteur, je ne le dis pas pour vous... je vous remercie même de me lire... et même... bon j'arrête la lèche. A propos de lèche... cela me rappelle... bref, bref, bref...).
J'en reviens à mes biscuits... Introuvables. Pas de biscuits. J'en aurais pleuré. Mon Gimini le Criquet essayait encore de combattre mes envies compulsives.
Pas la Nunutellllalalla "toute crue" quand même !
Et moi. Enfin, moi , je ne sais pas. mais Diavolina-Jo, elle, mazette ! ELLE n'arrêtait pas ! Elle parlait, parlait...
Mais si, mais... pour une fois.
....
Et puis cela fait longtemps, non ?
...
Et puis songe à ce que tu as supporté !
(J'ai supporté... moaaa ?)
Si, si... tu sais bien. Tous les jours...
(En plus, ELLE lit en moi !)
Oui bon... mais ce n'est pas une raison... c'est la vie, quoi ! cooaaaaaaa !) que je lui réponds... enfin que je lui dis à ELLE... (essayez de suivre... je ne vais pas tenir moi !!!)
(Là je me fais un aparte : je me dis que cette Diavolina-Jo est bien une nana... tentatrice à souhait. On devrait avoir un Diavolino-mâle, je suis sûre que cela serait plus supportable... pas vous ? Cet aparte ne m'empêche pas de gamberger... dur.)Dur... ? Idea !!!
Je replonge dans mon placard de survie. Je farfouille... Si, si. Je sais très bien farfouiller (héhéhéhhé). Bon, c'est vrai, le sol de la cuisine est jonché de pots de confiture de toutes sortes même de l'allégée... c'est vous dire !
Je ne consomme plus de l'allégé de quoi que cela soit : il paraît que c'est pire (on se donne bonne conscience comme on peut et puis, moins, ils mettent de trucs plus c'est cher... C'est comme si l'on vous pesait les trous dans le gruyère et que l'on vous le vendait au prix de l'or... quoique... mais je m'égare...).Donc, je flanque de côté les allégés et autres ersatz et là, enfin, devant mes yeux-laser, je VOIS. Ders grissinis... des vrais... des LONGS... pas les épais, les fins (encore pour me donner bonne conscience...).
Je les sors... je les déballe fiévreusement. J'enlève la dernière couche de cellophane avant de ragagner la chambre conjugale (il ne faut pas réveiller l'Homme qui va encore sourire diaboliquement devant mes péchés à moins qui'l ne grogne que je fais du potin et que je le réveille...
Je dévisse aussi le couvercle du pot de la Nunutellllalalla bénie... je donne un coup de doigt rageur sur la pellicule en alu, je mets les grissinis tout nus et le pot de Nunutellllalalla dans un petit panier à pain recouvert d'une jolie serviette... Et voilà. C'est prêt.
Vous ne m'avez pas suivie ? Non ? Tant pis pour vous !
Moi je n'ai plus qu'à plonger de deux doigts gourmands les grissinis un par un, pouce par pouce, lentement, suavement...dans le pot de Nunutellllalalla.
(Toute ressemblance avec... d'autres descriptions... serait purement fortuite bien sûr...).
Prendre le grissini, le caresser avant de le faire toucher la surface suave de la crème de Nunutellllalalla, y faire comme une virgule. Le sortir. Voir le bout du grissini croquant enduit de Nunutellllalalla cremeuse et, et... la porter enfin à ma bouche qui s'avance déjà gourmande... Les lèvres entrouvertes, la langue déjà pointant vers l'objet de mes désirs. Hummmmmmmmm !
Et Lampedusa il dit quoi du " guépard" dans le pot de chocolat ?
Ce fut agréable de lire cette gourmandise, moins de n'en avoir pas où tremper le museau ! :-) :-)
Bonsoir Joli Soleil,
Je suis heureuse que mon petit sketch t'ait plu... J'ai pris du plaisir à l'écrire car je me moque de moi... et de ma dépendance au chocolat.
Ciao Sole :zibou:
Trés joli texte plein de gourmandises et de metaphores légerement sensuelles.Un texte que j'ai bien aimé lire. :B:
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Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure.
Bonjour Amidou,
Je l'ai écrit avec... gourmandise aussi.
Heureuse que tu aies apprécié ce que, en clin d'oeil, je voulais partager avec mes amis.
A bientôt sur tes mots, Ami Doux.
:zibou: