Sommeil hachuré,
Vie morcelée,
Cœur fatigué.
A travers mes paupières fripées,
Je n’ose rêver,
A des Baisers.
Je n’ose plus donner à rêver,
A mes songes éveillés,
Les fantasmes que ma peau palpait.
Je n’ose encore rêver ,
Ce bonheur
Qui faisait fuir mes peurs.
Les mots fuient,
Le geste devient absent,
Et du feu que je ressens,
De monticules de suie,
Mon âme s’essuie.
Mais bientôt la salamandre,
Dans mon âme s’insinue,
Tentante et tendre.
Alors renaissant du feu,
L’animal heureux,
Revient et me susurre,
Que de ma peau usée,
N’a cure.
En animal de feu, il habite mon corps.
Pour un moment encore.
Et, encore une fois,
Renaissant à l’aurore
Me fait savourer,
En pensées,
De doux baisers.
Pourquoi se débattre,
Pourquoi se battre ?
Tout contre mes rêves éveillés…
Mon âme, ne se lasse
De lécher les flammes.
Quand, enfin elle rend les armes,
Et séchant ses larmes,
Leur cède la place.