Amour, douce blessure aux rayons de chaleur,
qui tenez dans vos bras douces fragilités
et rosées d'infinis comme un bouquet de fleurs,
vous êtes mon alcôve, mon soupir apaisé,
la caresse de l'âme irradiant en mon coeur
la naissance du Vrai, les mots qui me rassurent.
Au bord de la falaise, le poivre des senteurs
d'immortelles cachées par les griffes d'azur.
Les chardons sur la dune signent mes jambes nues,
ma main dans la vôtre, coquille ce matin.
Au bout des vagues bleues, le phare bienvenu
sourit au loin du monde, et Vous, à mes demains.
Sur vos lèvres le sel des embruns est plus doux
qu'un caramel d'enfance, plus tendre que le miel,
et ma faim toute nue dans vos bras d'amadou
oscille comme un ange inventé du soleil.
16 septembre 2008 - Mady Kissine