Qui sait ce que demain
mon enfant, tu vivras,
adolescent d'airain,
quels chemins tu feras...
Promesse d'être un homme...
Au début de ta vie,
sauras-tu faire comme
si rien n'était fini ?
T'ai-je assez raconté
ce que l'amour doit faire
pour que l'éternité
douce comme le vair
s'enroule à ton soulier,
polisse les cailloux,
te fasse voyager
là où le temps est doux ?
Pour venir dans mes yeux
tu dois baisser la tête...
Je te sais merveilleux
et tu me fais muette.
Océane demeure,
ton pays d'origine
d'où tu foules les fleurs,
je meurs du temps qui file
et que tu jettes loin
comme la cicatrice
du cordon si lointain.
Que ton ciel y bleuisse.
Fasse la vie fleurir
en toi tout espoir
et ta joie resplendir
tuant mon soleil noir.
12 septembre 2008 - Mady Kissine