Ouvrir enfin mes yeux en plongeant dans les tiens,
Savourer les caresses offertes par tes mains,
Apprivoiser le temps et oublier demain,
Tu m’as tout appris,
Que nulle bête sauvage ne s’apprivoise pas,
Que l’art des orfèvres réside dans ta voix,
A grands coups de douceur, de la pierre à la soie,
Tu m’as tout appris,
Que les chants des sirènes est à portée de tous,
Pour peu que l’on essaye d’affronter cette frousse,
De s’oublier un peu et bénir la secousse,
Tu m’as tout appris,
Que toutes les souffrances ne visent que l’apaisement,
Qu’un amour véritable vaut bien mille pansements,
Qu’il soigne toutes blessures même celles de Satan,
Tu m’as tout appris,
Qu’il est possible d’être mieux servi que par soi-même,
Qu’il est un meilleur torse pour porter son emblème,
Et des bras bien plus forts pour cueillir ce qu’on sème,
Tu m’as tout appris,
Que deux âmes qui se fondent n’auront jamais d’égal,
Car c’est une confiance qu’elles érigent en muraille,
A jamais imprenable qu’elle qu’en soie la bataille,
Tu m’as tout appris,
Qu’aucun roi de cette terre, même des plus puissants,
Pourra un jour prétendre, ne serait-ce qu’un instant,
Détenir de richesses, plus que deux cœurs aimants,
Tu m’as tout appris,
Bien sur qu’il y a toujours ces gens qui nous méprisent,
Mais imite des mots,venus d'une terre promise,
"Pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent",
Qu’il en soit ainsi,
Bien sur qu’il y aura des horizons plus sombres,
Et des ciels couverts peu avares de pénombre,
Des fautes à la pelle, aperçu d’hécatombe,
Qu’il en soit ainsi,
Bien sur qu’un jour ou l’autre, ton sang fera mille tours,
Aux vues de mes errances jonchant notre parcours,
Car l’homme est ainsi fait, qu’il aime les détours,
Qu’il en soit ainsi,
Bien sur que t’en viendra à sentir cette haine,
A te dire qu’après tout ça n’en vaut pas la peine,
Que tu ne mérites pas qu’autant l’on te malmène,
Qu’il en soit ainsi,
Bien sur que l’habitude se jouera de nos vœux,
Et qu’elle s’évertuera, à nous rendre malheureux,
Consumant les souvenir comme des photos au feu,
Qu’il en soit ainsi,
Et bien sur que nos pas deviendront discordants,
Que tu voudras les miens plus rapides ou plus lents,
Regrettant amèrement les escapades d’antan,
Qu’il en soit ainsi,
Mais à ce moment là, tu te rappelleras,
Toutes ces choses que tu m’as apprises bien malgré moi,
Qui feront qu’en ce jour nous serons toujours là,
Alors de constater, qu’au long de tous ces mois,
Je t’ai appris autant, et même plus que tu crois,
Tu nous sentiras fort, à nouveau de ce choix,
De s’aimer,
nous nous sommes tout appris.