Je me réveille, tout est flou.
Les yeux encore plein de sommeil.
Il était tard hier,
je me souviens plus de la veille.
Putain j'ai sommeil ,
satané réveil,
pire qu'un compte à rebours.
Allez debout, faut jouer !Hé gars ! c'est à ton tour !
Tokyo s'endort, pas de remord.
J'ai croqué toute la nuit.
A présent, me reste le jour
Qui risque de me dévorer.
J'étais si bien embrumé dans mes rêves...
Pourquoi faut-il partir,
Fuir de ces draps qui n'attendent
Que mon corps las et fatigué ?
J'entends mon oreiller crier,
orphelin de mes bras,
Il m'agrippe,
Je dois pourtant m'extirper avec douleur.
Assis,
Je sens l'odeur de la lune tiède,
De la nuit encore chaude.
Un cri,
Une pensée,
Un appel,
Un rêve qui revient et je me vide dans mon cercueil de sommeil.
Je me laisse tomber
Comme un fou dans un vide,
Abîme, sans contrôle.
Mais non, je suis courageux bientôt le week end...