En ces vieilles terres désertées
Couvertes de forêts touffues
Et de nombreux vallons, creusées
Se profilant à perte de vue
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En haut d’une douce colline
Une maison toute de pierre
Au toit d’ardoise et de chaumine
Ses vieux murs recouverts de lierre
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Fume encor de son âtre noir
En cette saison de froidure
Une fumée bleue qui dans le soir
S’enfuit dans la nuit fraîche et pure
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Toutes les vitres opacifiées
Par tous les cadavres de mouches
Ecrasés depuis des années
Forment un voile d’épaisse couche
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La porte de bois de vieux chêne
Donne sur une pièce immense
Qui fait cuisine, séjour, même
Chambre à coucher et dépendances
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Puis au dessus, c’est le grenier
Où l’on accède simplement
Au fond par un grand escalier
Tout de bois sculpté joliment
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J’y passe presque tout mon temps
A la recherche de trésors
Trésors de l’enfance, d’antan
Qui pour moi, valent plus que l’or.
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Gérard Bollon