Rutrage, je te suis parfaitement dans cette petite aparté libre que tu fais, après avoir lu le texte d’Everclay, et les échanges qui en ont découlée.
Mais je me dois de préciser, que lorsque je parle d'impromptu poétique d'expression libre, je peux concevoir ce que dit Everclay.
Leopoldine, Everclay rebondit sur mon premier commentaire pour dire qu'en fait il écrit sous la poussée de l'inspiration sans en rien changé, ok, mais c'est justement cela l'impromptu : la cueillette au vol de l'inspiration .Donc tu ne peux pas dire que tu n'es pas d'accord avec moi pour t'extasier ensuite sur le commentaire réponse d'Everclay qui renforce cette évidence.
Je ne reproche rien à Everclay sinon son sectarisme vis à vis de la poésie qui ne correspond pas à ses critères d'expression. Il dit ne pas aimer les poème longs, mais ils ne nous à jamais dis pourquoi. Et ce n'est pas le fait qu'il écrive des poésies courtes avec des vers courts qui nous permet de comprendre pourquoi il en est arrivé à cet extrémisme.
Ce qui ne lui enlève par ailleurs aucune qualité d'écriture, je m'interroge seulement et je ne suis certainement pas le seul, mais j'ose le faire pour comprendre, et le relatif, et l'absolu de son expression.
Pour moi, c'est cela se pencher sur l'auteur et ses expressions aussi bien poétique que "commentariste".
Maintenant pour rebondir sur la fin du commentaire de Ruttrage : « L'impulsion a tout autant de valeur que la réflexion, l'émotion pouvant s'exprimer sous ces deux formes », je confirme sa pensée et la relation à l’art qui suit.
Si l’on fouille un peu plus, Pourquoi certains artistes peintres peignent directement et pourquoi tant d’autres font des croquis avant, des dessins, qu’ils peindront ensuite ?
Cela enlève-t-il à quiconque sa dénomination d’artiste peintre ? Biens sûr que non , chacun à sa technique, et aucune (à mon sens ne prévaut sur l’autre).
Alors me direz-vous !
En fait je conçois toutes les démarches artistiques des auteurs, et aussi les démarches de lectures des lecteurs, quelques dimensions qu’ils expriment, ce que je leur reproche c’est de ne pas aller jusqu’au bout de façon à expliquer réellement pourquoi ils affirment ce qu’ils disent. C’est si facile d’aller « dans le sens du poil » lorsqu’on vibre pour, mais c’est beaucoup plus difficile d’exprimer pourquoi, parce qu’alors on se dénude, on se livre dans nos émotions, et pourtant c’est cela qu’il faut. L'impulsion a tout autant de valeur que la réflexion, l'émotion pouvant s'exprimer sous ces deux formes en tant que lecteur commentateur, car l’auteur, lui, s’est mis à nu pour écrire et livrer sa pensée.
Et toi, Rutrage, surtout continue d’être cet aiguillon constructif, attentif, ne t’excuse plus de dire ce que tu dis.
Après tout l’auteur écrit lui d’abord, il souhaite être lu, il laisse le libre droit de s’exprimer, il sait que cela se fera dans le respect du texte et les connaissances du lecteur commentateur ; sinon pourquoi mettrait-il son texte en ligne ? Pour faire du nombrilisme ? Bof ! ça sert à quoi.
Et toi Leopoldine poursuis ton expression, peaufine là un petit peu plus pour la rendre plus constructive.
Je ne t’oublie pas Adella , je connais ta façon de lire et de t’exprimer, elle fluctue au gré de l’instant et de la rencontre avec l’émotion. Je te dis à toi aussi de poursuivre ce chemin riche d’expérience.
Et toi Everclay continue d’écrire ainsi, abreuve un peu plus ta conscience de l’opinion des autres, dilue un peu te certitudes qui te permettent, certes, de te sécuriser, mais qui t’amputent de la dimensions de l’autre, qui te respecte quoi que tu écrive, mais qui s’interroge aussi.
La poésie est d’abord un notion d’échange et de partage absolu, si tu la limites à tous les relatifs de chacun, il n’y a plus de communication.
Bon vent mes amis, j’ai rarement été comme cela , ne m’en voulez pas , je suis ainsi, insaisissable, recherchant l’équilibre de l’expression de ceux qui s’exprime et de ceux qui se taisent, c’était mon petit graind’celt.
En toute amitié
eso
