Peine Perdue
Sombre inconscience aux confins glacés par la haine
Emprisonne le Pleureur qui sans fin meurt et se déchaîne.
Là où la route se termine, nul espoir et nulle rédemption,
Dans ce monde où ne se traînent qu'horreur, peurs et désolation.
Le Pleureur, à reculons, suit ce sillon d'abandon sans répit,
Dépit, brouillons et insatisfaction gèlent ce coeur meurtri.
Blême, il se démène, rien ne le mène, le vide l'emmène.
Le vague à l'âme, il vogue en larmes vers ce jardin d'Ebène.
Ce lit d'Or noir qui l'attend, dans cette nuit d'encre où la vie cède,
Ce Tombeau de l'Oubli qu'il a appelé maintes fois à l'aide
Quand les tournures de la vie se décoloraient à l'eau rouge,
Ce refuge trompeur, où il se croyait bien à l'abri, mais où rien ne bouge.
Le Pleureur, par une nuit d'amertume...
Cassandra (le 27/07/2008)