Ecoute mon frère en silence sur ces montagnes de granit,
Ecoute mon frère ce silence implacable qui nous brise,
Dans les cieux le tonnerre gronde et pourtant sans bruit,
Mon frère tu t’écrases au sol sans bruit sans un cri,
Ecoute mon frère ce trop grand silence d’une vie qui éclate,
Comme un trait de lumière au confins de l’infini,
Qui n’existe déjà plus, qui a peine été né et qui a disparu.
Ecoute toi aussi dans les nuits sans soleil les étoiles,
Elles chantent parfois les secrets des amants qui se perdent,
Elles sont les oreilles des prières des enfants qui tombent,
Elles sont aussi prêtresses involontaires des confesses anonymes,
Ecoute au soir venu le chant céleste et pur de ces diamants,
Qui parent le voûte noir de ce ciel imposant de silence.
Ecoute mes frères par delà, ces brillantes éternelles,
La voix d’un ange noir qui veille dans les ténèbres.
Qui verse une larme sur ces chemins perdus où vivaient deux amis.
LSDL LeSabreDeLange