Je me souviens d’un temps où, pour un peu de soleil
Au dessus des champs montait la petite alouette
Pour, suspendue dans les nues, à la nature muette
Chanter la beauté d’un nouveau jour sans pareil.
Oui ! J’entends encore venir de cet antan
Ces éclats de rires d’une enfance heureuse
Se répercutant dans ma mémoire, berceuse
Des souvenirs d’un temps où l’on avait le temps.
Dans la logique d’un « autres temps, autres mœurs »,
S’épanouit dans un artificiel bonheur
Notre semblable, d’un temps se voulant moderne.
Ainsi prisonnier d’un programme des instants
L’homme instrument court vers un futur plus terne
Sans se douter que vivre…c’était le temps d’avant.
Legrand le 24/07/2008