Pour celui qui s’aventure au désert des pensées,
Il n’est point de retour a l’abandon de soit,
Comme une voie funeste ouverte au voyageur,
Il n’est point d’oasis aux contrées de ce monde,
Seul autour de soit il n’est rien que le sable,
Poussière du verbe et de l’échange fertile.
Celui qui par mégarde mire dans l’onde pure,
Son reflet chaque jour ne sait qu’il perd,
Dans ce regard perpétuel toute ses chances,
De voir se lever un matin de partage et de vie,
Pour celui qui s’aventure au désert des pensées,
Il n’est point de retour a l’abandon de soit.
Comme une caravane lointaine qu’on laisse passer,
Train de souvenir et regrets inavoués qui rongent,
Et qui détruisent comme le sel venin des rives,
D’une mer morte de trop avoir vécue sa mort.
Celui qui par mégarde ne prend garde de s’ouvrir,
Finit toujours par poser le pied au sable du désert,
Qui s’étire aux confins délicats de toutes ses pensées.
LSDL LeSabreDeLange
Les choses que l'ont voit ne sont rien d'autre que le reflet de notre propre vision, les mirages ne sont la que pour nous montrer que rien n'est digne de confiance en ce monde...