Quand la nuit, se cherchent nos lèvres et nos yeux,
Que nos corps se touchent dans leur cri de lumière,
Et se rejoignent dans leur frayeur solitaire,
Ressort enfin de nos cœurs un chant lumineux.
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J’éveille alors ton sein nu d’un baiser fougueux,
Ta ligne souveraine se cambre et libère
La courbe de tes reins, de tes hanches altières,
Et que je couvre de mon corps souple et nerveux.
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Des mots et des sons inconnus et jaillissant
De nos poitrines et dans leur souffle haletant
Se mêlent et s’emmêlent dans leur velouté.
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Lorsque les écharpes de l’aube encor pâle
S’étirent au matin dans sa douce clarté,
Nous nous retrouvons, beaux en notre Amour sans voile.
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Gérard Bollon