Lorsque l'aube frémit en ses lueurs de flamme
Chassant la nuit noire en imposant sa lumière,
Le ciel se pare alors dans sa douce prière
De ses plus beaux atours, puis glorieux se pâme.
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Et ce ciel virginal étreint l'horizon nu,
Tremblant encor frileux, réchauffé peu à peu
Par un pâle soleil qui comme dans un jeu,
Sort de sa cachette pour atteindre la nue.
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Dans sa beauté céleste en vol majestueux,
Des oiseaux colorés sur les ailes du vent
filent telle une flèche en l'éclat du levant,
Disparaissent au loin dans ses premiers feux.
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Et, de plus en plus haut, au zénith il arrive,
Il éblouit la terre et la mer, l'océan,
Réchauffe les êtres, les lacs les étangs,
Il darde ses rayons pour que le monde vive.
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Gérard Bollon