Dans les entrailles de la terre, lentement
Tu as grossi. Nourrie par celle qui te porte,
Ton eau dormante devint, chaque jour, plus forte
En attendant dans le silence… son moment.
Mue par une loi mystérieuse de la nature
Du versant d’un mont tu sortis en t’affirmant
Et depuis, tu fais ton chemin en t’étirant
Entre les obstacles, à l’ombre des ramures.
De cette route d’insouciance, que reste-il ?
Des souvenirs qu’emporte tristement ton fil
Entre les remous des chalands et les moires.
Maintenant tu flânes dans le paysage plat
Charriant dans ton cours la vieille histoire
En souriant à cette mer qui t’attend, là bas !
Legrand le 21/07/2008