Au rendez-vous céleste où le rêve mugit Tous les violons brisés promènent leurs mélodies Sur les scènes étoilées où gise la poussière Les démons engloutis répandent leurs colères
L'air est plein d'un soupir de poète oublié Le murmure des syllabes au son des libertés Ce soir, l'odeur de sang réveille les fanfares La partiton des braves qui resonne sous les chars
Sur la laie des refuges, tous les bourreaux déferlent Leurs griffes ensanglantées saignent l'if éternel Voit ces corps opprimés où souffle la douleur La mort ronge le bleu des lambeaux du bonheur
Je fuis ces noirs linceuls que les corbeaux subliment Ces tyrans du frisson sur la tombe du crime Boit ce grand tourbillon qui s'étend sur nos deuils Le souvenir brûlant de ces mornes écueils
Nos pieds nus lacérés, sur nos routes, se libèrent Nos mains clouent les regards de ces mortes prières Et quand s'ouvre la nuit sous son manteau de feu Les mots de délivrance retentissent dans les cieux
kroll
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Autant j'ai du mal à accrocher sur certains de tes écris, autant cette puissance évocatrice par les images, m'atteint. Très belle maîtrise de l'expression qui met en valeur la douleur extrême du poète maudit. Belle image du corbeau, et "La mort ronge le bleu des lambeaux du bonheur".