Le voile transparent de l’aube fragile
Se levait sur l’onde grise du fleuve
Puis, apparut ta silhouette gracile
Sur les abords du quai, désert à cette heure
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La moiteur de la nuit transpirait ses odeurs
Remugles du port aux lieux interlopes
Des chiens erraient reniflant dans les profondeurs
Cherchant les restes laissés par les échoppes
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J’avançais vers toi, dans ce silence obscur
Tout remplit de joie et d’émotions retenues
Car je n’osais pas dans cette conjoncture
Montrer mon Amour à ce retour imprévu
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Depuis si longtemps que j’attendais ce moment
Je l’ai pensé, je l’ai rêvé toutes les nuits
Maintenant tu es là, je ne sais pas comment
Ou bien quoi dire, tu étais si loin partie
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Mais je vois que tu me souris, les bras tendus
Tes yeux pétillent dans leur beau bleu délavé
Ta voix s’élève pleine de mots moussus
Puis nos corps se soudent dans un très long baiser.
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Gérard Bollon