A mon tour je m’y suis collé pour vous livrer l’analyse que voici :
Mièvre élégie
Pour – quoi - vi - vre – cé – ans – en – ce – temps - in – cré – dule 12 a
Le - jour - n’est – plai – sant - qu'en - ses – cré – pu – scules 10 a
Lor – sque - les – cou – leurs - en - un - seul - ton – se - fondent. 11 b
Pas – tel - d'un – pa - ssé,- l’ins – pi – ra – tion – a - bonde. 11 b
[possible 12 si utilisation de diérèse sur inspiration = in-spi-ra-ti-on] –(ici on pourrait l’utilisé pour souligner le mot « inspiration »)
Ar – tis – an – a – no – mi - que en - ce – pré – sent – in – fâme 12 a
Le - coeur – des - vers – se – vi -de - de – son – rou - ge – sang 12 b
Sans - le – feu – nos – tal – gi - que a – tti – sant – les - âmes, 11 a
La - fla - mme - d'u – ne – vie – i – nnon - dant – le – né - ant. 12 b
Piè – tre – po – è - te – pui – seur - d'en - cre a – pos – tume 11 c
[possible 11 à 12 si diérèse sur piètre (pi-ètre) et puiseur (pu-i-seur)-(Mais ici ellse ne s’imposent pas car le sens desmot n’a pas besoin d’être souligné)]
Sur - le – sa - ble e – rrant - d'une – a – rè - ne en – ruine 10 d
Co – li – sée – fan – tô - me, é – crin – de – por – te - -plume. 11 c
Pi – teu – se – dé – pen - dance – aux – si – rè – nes – de – brume 12 c
E – phé - mère – ex – is – ten - ce au – tra - vers – des - muses, 11 e
Pré - sent - d'u – ne - vie - clos - de – gloi - res – pos - thumes. 11 c
AlteregO
Pour les rimes : 1ère quatrain : aabb = rimes suivies (plates ou jemelées) 4 féminines
2ème quatrain : abab = rimes croisées – fem-masc-fem-masc
1er tercet : cdc -3 fem.
2ème tercet : efe – 3 fem.
Problème de rime dans les tercets sur le deuxième vers : Muses ne rimant pas avec ruines.
Pour les autres rimes, elles sont toutes suffisantes ; il n’y aucune rime riche (identité de la consonne d’appui qui précède la voyelle accentuée).
Note : Dans le sonnet français les 4 dernières rimes sont croisées ce qui donne pour l’ensemble du sonnet : abba – abba – ccd – ede alors qu’ici nous avons :
aabb – abab – cdc – cec.
Pour commencer à ne corriger que la notion alexandrine,(sans toucher plus à l'émistiche) on pourrait écrire (avec réajustement de la rime boiteuse en tercet):
Pourquoi vivre céans en ce temps incrédule,
Le jour n'est agréable qu’en ses crépuscules
Lorsque les couleurs en un seul ton nu se fondent,
Pastel d'un passé cru, l'inspiration abonde
'
Artisan anomique en ce présent infâme
Le coeur des vers s'épuise de son rouge sang
Hors le feu nostalgique y attisant les âmes,
La flamme d'une vie inondant le néant.
'
Piètre poète butineur d'encre apostume
Sur le sable froid errant d'une arène en ruine,
Du Colisée fantôme à l’écrin porte-plume.
'
Piteuse dépendance aux sirènes de brume
Ephémère alliance, travers des muses fines,
Présent de vie dense, clos de gloires posthumes.
AlteregO
