L’exil
Fin des temps, bouleversement des sons,
Le fer et l’acier réduits en cendres
Suite à l’effondrement du monde.
Une poignée d’humains s’agglutinent
Dans la poussière ambiante…
Ils semblent étrangement animés
Comme s’ils sortaient du ventre de la terre.
Le clan s’unit sous les intempéries
Mourir ou survivre ensemble,
A la recherche d’un horizon plus clair.
Le groupe d’individus s’avance,
Traverse les frontières et les continents
Comme le firent les premiers terriens
Avec les mêmes espoirs et réflexions
Rencontrent les mêmes erreurs et déceptions…
Absorber l’eau contaminée,
Un matin ils sont un de moins puis cinq,
Et en un mois ils ne sont plus que trois,
Continuant leur chemin jusqu’à leur but
Ou jusqu’à l’extinction d’eux-mêmes.
Les déserts laissent place aux montagnes,
Un soir, les sommets s’atteignent
Et l’espace d’une seconde le temps s’arête,
Devant le spectacle d’une ville en harmonie
Le point d’élévation humaine, Utopie…
M. Teliam (septembre 2006)