Alors que je me démène au travail,
je ne reçois jamais le moindre mot d'encouragement,
je me dévoue pour les enfants, pour leur transmettre mon savoir,
jamais personne ne m'apporte son aide,
je prends seul les décisions qui pourraient convenir, vu le résultat, je pense que je suis dans le bon.
mais voilà, après des mois de travail de fond, les résultats sont là, probants et fiables,
c'est alors que les critiques tombent de la part de ceux et celles qui sont venus là, simplement pour juger d'après un très court instant.
Après avoir fait l'audition des prestations en public, ils se tiennent à l'écart,
enfermés dans un bureau, ils m'ont tenus à l'écart.
Oh, j'avais bien quelques demandes à formuler, quelques commentaires pour informer, mais rien n'a pu filtrer.
Cela fait pourtant trente années que je suis là, sans considérations aucunes, je ressens si fort des sentiments retords à mon égard.
Pourtant, j'ai toujours amené la sympathie, l'arrangement amiable des conflits, mais visiblement, je n'existe pas.
L'enfant qui m'est confié sait pourtant maîtriser son instrument de musique en un an,
mais c'est normal, je suis payé pour cela.
Pourtant, je ne compte pas mes heures de bénévolats qui semblent être normal aux yeux de certains,
je suis exactement là pour gagner mon pain.
Les relations sont éphémères, elles s'évanouissent dans les airs,
je suis exactement transparent, tel un fantôme voguant dans les airs,
En septembre, c'est repartis pour une nouvelle année scolaire où, comme d'habitude, je reviendrai apprendre l'éphémère.
En juin, tous saurons jouer à tires d'ailes, mais se justifieront :
Normal, ils sont bons élèves.