Lumière
Les poèmes ensevelis sous les lamentations
S’extirpent vers la lumière du jour.
Les incantations lentes se propagent,
Mes sens désarçonnés s’aiguisent et sentent
Les infiltrations lourdes des propagandes.
Par centaines mes pensées s’évadent,
Les paradoxes se révèlent,
La compréhension s’étend le long du chemin sinueux
Des songes qu’ils soient éveillés ou non.
Quand la pensée elle-même se divise…
L’illusion de vie qui nous entoure,
Ce vide qui nous asphyxie
Ere ici et là dans les nuées ;
Nos récepteurs s’immobilisent et captent
Ces senteurs uniques et exquises.
Méditation, recherche de vérité,
Et quand l’aube se lève,
La confusion s’éloigne presque éternelle
Laissant libre les brèches synaptiques
Aux découvertes abstraites et sensitives.
Les conversations usées des songes,
Entre l’ombre et l’espace
Des cages mentales que nous habitons
Semblent nous retirer du monde.
Dans le maelstrom des pensées nous naviguons.
M. Teliam (juillet 2006)