La musique est un beau tableau blanc et doré;
Un bel outil qu’on travailla, aux sons de miel,
Qui chante aux quais, à tout ruisseau, si coloré,
Et m’engloutit, à tout sépia, aux joies du ciel.
Sa douce voix me recouvrit; c’est un nuage
Qui asphyxie de sa beauté, négligemment;
D’un rire coi, aux traits jolis, flâneur et sage;
C’est une amie d’ivre santé sans gros tourment.
Souvent perdue dans une page aux yeux ardents;
Parfois tu plus, sublime image, en attendant,
Ou nous maudis de cent splendeurs, flattant les pics.
Ah! Mélodie! J’attends cette heure, ô temps unique,
Quand les hauts sons d’où ses secrets, si nébuleux,
Me crient chanson, me seront vrais : d’éternels jeux!