LE NUAGE
Ses frères vaporeux voltigent dans le ciel,
Déplacés par le vent vers le sobre équilibre,
Car le cycle est vital, mais la nature vibre,
Ils deviennent peureux poussés à l’officiel.
L’orage quelques fois brûle le cimeterre
Pourchasse le sentier céleste de leurs yeux
Talonnant le tracé de l’orage radieux,
Charmés par sa lueur, ils cherchent le mystère.
Certains souhaitent durer, déployer leurs images
Influencer le sol, l’océan, le soleil,
Mais la brise courante empêche le réveil,
Leurs esprits transformés en d’informes visages.
Dans cette espace fou, s’oublient les pinceaux
Méprisés, délaissés des pierres insensibles,
Un nuage pourtant mélange les possibles,
Exprimant la vigueur de ses libres vaisseaux.