J'étais encore dans l'innocence de l'enfance,
j'aimais me retrouver seul dans ma chambre,
à regarder par la fenètre un ciel sans démence,
je reposais là tous mes membres.
Accrochée près des étoiles, je regardais la lune,
mes idées et mes émotions passaient,
sans état d'âme, je laissais les pensées à la une,
qui allant et venant, toujours trépassaient.
J'adorais regarder les toits des maisons,
d'où s'échappaient les fumées des cheminées,
la lumière de la lune animait mes cloisons,
j'abandonnais les souvenirs de ma journée.
La nuit me paraissais si douce,
que je me mit à rêver,
d'une vie toujours plus douce,
soudain, j'ai dû m'arrêter.
La réalité m'a rattrapé, violente et cruelle,
pour m'entendre dire, apprends tes leçons,
ma chambre éclairée par la lumière artificielle,
que sinon j'allais devenir mauvais garçon.
Sans conviction, je récitais la leçon,
pour savoir répondre aux questions,
mais quand vint la nuit pour de bon,
à travers mes rideaux je vis tes rayons.
Mon regard s'est de nouveau porté sur toi,
je te confiais tout mon être,
j'avais l'impression que tu veillais sur moi,
quand morphée pris mon être.
Quelle était belle la femme intouchable,
dans mon doux rêve impalpable,
quelle était belle la lune improbable,
dans cette nuit formidable.