Je voudrais dire que je n’ai pas mal,
Mais ça serait ne pas ressentir,
Je voudrais dire que tu m’importes peu,
Mais ça serait me mentir,
Je voudrais dire que le ciel est bleu,
Mais ça serait ne pas voir,
Les débris de nos jours heureux,
Sur l’autel de notre histoire,
Je voudrais dire que tu n’es qu’un parmi d’autres,
Mais ces autres m’indiffèrent,
Je voudrais que le peu de toi que j’emporte,
S’éteigne dans une dernière prière,
Je voudrais dire que je ne sens plus le parfum de tes bras,
Dans la solitude de mes nuits,
Et que je ne guette plus l’approche de tes pas,
Dans ma sombre folie,
Je voudrais dire que ton absence ne me tue pas,
Tous les soirs que Dieu fait,
Je voudrais dire que je ne te hais pas,
Pour chaque larme que j’ai versée
Je voudrais dire que j’ai enterré tes blessures,
Mais ça serait oublier,
Tes cris, ton souffle, tes murmures,
Non, je n’ai rien oublié…